Cyril Pellevat : « Abandon de la réforme constitutionnelle : je déplore les critiques infondées sur la majorité sénatoriale ! »

Plus de quatre mois après le Congrès de Versailles, le président de la République a finalement abandonné le projet de révision constitutionnelle qui devait inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution. Dont acte. Mais depuis, et ce jour encore au Sénat, Manuel VALLS et d’autres ténors socialistes ont jeté l’opprobre sur la droite sénatoriale.

Je déplore ces critiques infondées. Personne ne peut nier que la division venait principalement des rangs socialistes, l’exemple le plus probant étant la démission de Madame TAUBIRA. Personne non plus ne peut nier les multiples tergiversations du Gouvernement sur le texte final pour tenter de mettre d’accord sa majorité.
La droite sénatoriale est toujours restée fidèle à sa position initiale. Favorable à la déchéance de nationalité, mais sans l’apatridie.

Je regrette cet échec et le temps perdu.

Désormais l’épisode est clos. L’objectif reste d’adopter des mesures pertinentes pour lutter contre le terrorisme. Le Sénat a d’ores-et-déjà adopté cinq textes à ce sujet, mais la tâche est loin d’être terminée