Redonnons de la compétitivité à notre agriculture

Le Sénat a adopté en deuxième lecture, mercredi 23 mars, la proposition de loi pour redonner de la compétitivité à la filière agricole et répondre à la détresse des agriculteurs français. Ce texte, qui avait été adopté le 9 décembre dernier à l’initiative des sénateurs les Républicains, a malheureusement été rejeté par l’Assemblée Nationale. Les députés socialistes avaient préféré succomber aux sirènes partisanes plutôt que d’aider les agriculteurs ! On voit, à l’heure actuelle, dans quelle impasse mènent ce genre d’attitudes.

Aujourd’hui, face à la concurrence mondiale et européenne : 25000 exploitations sont proches du dépôt de bilan et 80000 emplois sont en danger ! « Cette proposition de loi est l’aboutissement d’un travail de long terme du Sénat, sous l’impulsion de Gérard Larcher, pour aider les agriculteurs », comme le rappel Jackie Pierre (Vosges).

« Soyons réalistes, les dispositifs existants ne sont pas à même de répondre à la détresse des agriculteurs. » Daniel Gremillet, sénateur des Vosges

Alors que tout un secteur de notre économie est menacé, les solutions apportées par le gouvernement sont dérisoires et ne concernent en rien les vrais problèmes des agriculteurs. « Avec la loi agricole de 2014, le gouvernement est passé à côté de la réalité du terrain ! » rappelle d’ailleurs Jean-Claude Lenoir (Orne). Pour redonner de la compétitivité à notre agriculture et en faire un fleuron de l’économie française, l’ambition des sénateurs les Républicains reste de permettre :

  • Un meilleur partage des bénéfices des produits agricoles et une meilleure transparence pour le consommateur. Les coûts de production de nos agriculteurs ne peuvent pas être ignorés plus longtemps par les acteurs de la filière ! La grande distribution et l’industrie agroalimentaire doivent prendre conscience que l’agriculture française fournit des produits de qualité.
  • Une gestion des risques améliorée et une plus grande facilité pour investir. Actuellement, les exploitations évoluent dans un environnement financier trop instable pour pouvoir se développer sereinement. Daniel Gremillet souligne d’ailleurs que : « l’investissement n’est pas possible dans les mauvaises années, donc les perspectives ne sont pas stables ».
  • Un allègement des charges et des normes qui pèsent sur les agriculteurs. Malgré la qualité de leur travail ils ne se battent pas à armes égales avec la concurrence mondiale, qui inonde le marché avec des produits à bas prix. A côté, les agriculteurs français connaissent des coûts de production intenables pour pouvoir dégager des marges suffisantes.

A l’issue de la deuxième lecture le 23 mars, les sénateurs les Républicains ont enrichi le texte avec des mesures supplémentaires. Ainsi, le droit à l’information du consommateur, la possibilité de reporter des échéances d’emprunt en cas de crise agricole, ainsi que la simplification des normes imposées par l’Union européenne, apporteront des solutions aux problèmes de nos agriculteurs. Devant l’attente et les espoirs suscités par ce texte, Michel Raison (Haute-Saône) souligne que maintenant : « Les députés socialistes seront responsables de l’avenir du texte agriculture ! ».

« C’est la PAC qui est en cause, car on sait qu’elle ne correspond plus à la mondialisation de l’agriculture. » Jean Bizet, sénateur de la Manche

Même si l’agriculture est gérée à l’échelle de l’UE, les réponses à apporter aux crises agricoles ne peuvent pas éternellement se défausser sur l’Europe. Des solutions nationales existent, et les sénateurs les Républicains n’ont pas hésité à en solliciter tous les leviers, afin que la détresse du monde agricole soit enfin entendue !