Crise de l’agriculture : face aux insuffisances du gouvernement, les sénateurs Les Républicains s’emparent du sujet !

De nombreux sénateurs, dont Jean-François Husson, déposent aujourd’hui une proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire.

Face aux difficultés du gouvernement pour apporter des solutions efficaces et pérennes à la crise de la filière élevage, les sénateurs sont fortement mobilisés. Plusieurs initiatives ont d’ailleurs déjà été prises par le président Gérard Larcher et la majorité sénatoriale pour faire entendre la voix des agriculteurs.

Jean-François Husson a lui-même organisé le 1er octobre dernier une rencontre à Essey-Maizerais avec les représentants des agriculteurs de Meurthe-et-Moselle. « Nous avons pu prendre la mesure de la détresse des agriculteurs, qui se sentent profondément incompris. Ils offrent des emplois non délocalisables, se démènent pour offrir des produits de qualité, et récoltent... une accumulation de normes et de taxes, qui les rend encore plus faibles face à une concurrence internationale déjà féroce. »

La proposition de loi du groupe Les Républicains prend donc le parti d’utiliser la marge de manœuvre dont dispose le Parlement, avec la volonté affichée que de redonner à la France la première place qu’elle occupait jusqu’en 2012 à l’échelle européenne. Elle propose 3 types de mesures :

  • permettre aux différents acteurs de définir des stratégies communes pour un meilleur partage de la valeur ajoutée. Pour cela les producteurs et acheteurs concluront des contrats plus équilibrés, un rendez-vous annuel sera organisé entre les différents acteurs de la filière agricole et les consommateurs pour accéder a posteriori à l’information concernant l’origine de la viande qu’ils auront achetée ;
  • faciliter l’investissement et la gestion des risques financiers en agriculture en permettant aux agriculteurs de reporter partiellement leur remboursement d’emprunt et en encourageant le placement des particuliers et des entreprises dans le secteur par le biais de différentes incitations fiscales ;
  • alléger les charges de toute nature qui pèsent sur la compétitivité des entreprises agricoles.

« Ce sont des mesures concrètes qui répondent aux attentes des agriculteurs. Nous appelons le gouvernement à soutenir cette initiative de bon sens indispensable pour redonner à l’agriculture française sa compétitivité et sa prospérité. »

Jean-François Husson