Que d’annonces et de contre-annonces, mais où va le gouvernement ? L’exemple de la fermeture de la centrale de Fessenheim repoussée à 2018.

Ce mardi 8 septembre 2015, Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, a annoncé un nouveau report de la fermeture de la centrale de Fessenheim, à 2018, sous réserve de l’ouverture du réacteur EPR de Flamanville.

Alors que François Hollande promettait encore en juillet 2013 qu’il fermerait Fessenheim « au 31 décembre 2016 », avant de se montrer plus évasif au début de cette année en annonçant une fermeture « à l’horizon de la fin du quinquennat », l’exécutif est une nouvelle fois pris en flagrant délit de renoncement. Néanmoins, cette annonce de l’année 2018 relève d’un total cafouillage puisque la réalité nous conduira à devoir admettre une fermeture à bien plus long terme.

Pour Madame Catherine Troendlé, Sénateur LR du Haut-Rhin : cette décision qui relève de l’évidence « rappelle l’obstination du Gouvernement qui était prêt à sacrifier cet outil industriel et les milliers d’emplois qu’il génère sur l’hôtel des accords électoraux passés et futurs entre socialistes et écologistes ».

René Danesi, Sénateur LR du Haut-Rhin, tout en félicitant Madame Ségolène Royal pour sa décision courageuse par rapport aux écologistes, constate qu’il s’agit d’une nouvelle volte-face du Gouvernement qui vient d’inscrire dans la loi le principe d’une réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici à 2025 à l’occasion de la loi de transition énergétique : « comment le Gouvernement espère-t-il remplir cet objectif s’il sanctuarise la part du nucléaire à 75% jusqu’en 2018 ? ».

En tout état de cause les sénateurs LR du Haut-Rhin veulent que cessent les marchandages politiques autour de cette centrale nucléaire.