Pollution de l’air : le coût de l’inaction

La commission d’enquête sur le coût économique de la pollution de l’air a rendu ses conclusions. 100 milliards d’euros par an, c’est le coût des dépenses de santé, d’absentéisme dans les entreprises ou baisse des rendements agricoles.

D’après le rapport, cette pollution représente un coût majeur, une fois considérés les dépenses de santé pour prendre en charge les pathologies imputables à la pollution, l’impact de l’absentéisme professionnel sur la productivité des entreprises, la baisse des rendements agricoles, la perte de la biodiversité ou encore l’entretien des bâtiments dégradés. C’est à la foi un enjeu écologique et économique.

Pour Jean-François Husson (Meurthe-et-Moselle) : « Il faut s’attaquer à la pollution de fond, celle du quotidien, et pas uniquement aux pics. Dans certains territoires, elle atteint des niveaux supérieurs aux normes européennes en permanence ! Nous risquons des amendes de l’Europe, mais l’État est défaillant et ne met pas de mesures en œuvre pour y remédier. »

Afin de combattre cette pollution, le Sénat formule 61 propositions sur :

  • La fiscalité écologique afin de taxer de manière identique à l’horizon 2020 l’essence et le diesel, mais également pour amener certains pollueurs à modifier leur comportement.
  • L’innovation dans l’automobile en soutenant les véhicules propres (véhicules hybrides et électriques, fret ferroviaire, roulage des avions), et dans l’agriculture à travers de nouvelles manières de pratiquer les cultures ou grâce à du nouveau matériel agricole qui permet e limiter la fuite dans l’air de composants mauvais pour l’homme.

Les deux tomes du rapport d’information :

Pollution de l’air : le coût de l’inaction (tome 1)
Pollution de l’air : le coût de l’inaction (tome 2)