Révision de la directive « Sûreté nucléaire » : le nucléaire demeure une énergie d’avenir au cœur de la transition énergétique et de la réindustrialisation de l’Europe

Jean BIZET, Sénateur de la Manche, Vice-Président de la Commission des Affaires européennes et coauteur en mai dernier d’un rapport sur la Sûreté nucléaire, prend acte de l’approbation par le Conseil des Ministres de l’Union européenne de la révision de la directive Euratom de 2009 qui établit un cadre communautaire pour la sûreté des installations nucléaires.

Jean BIZET se réjouit des améliorations apportées à la directive de 2009 qui élèvent nettement le niveau d’exigence communautaire, à savoir : examens de sûreté tous les 6 ans par les autorités compétentes des Etats membres, obligation de réévaluations de la sûreté de chaque installation tous les 10 ans, renforcement des niveaux de protection visant à prévenir ou limiter les conséquences d’un accident. Cela renforce l’indépendance des autorités de sûreté nationales qui ont seules compétences pour juger de la fragilité des installations.

Ce texte va dans le bon sens car, comme le soulignait le rapport du Sénat, en matière de sûreté nucléaire, il convient d’adopter le principe dynamique d’une constante vigilance et d’une constante amélioration. C’est un domaine où il faut imaginer l’inimaginable et pour lequel le principe demeure que la « sûreté n’a pas de prix ». Les industriels ont cependant besoin d’une visibilité économique à moyen et long terme eu égard aux exigences de sécurité qui leurs sont imposées.

Soulignant que la production d’électricité d’origine nucléaire est aujourd’hui plus écologique que les autres modes de production, Jean BIZET considère que le nucléaire est au cœur de la transition énergétique qui se doit, tout comme les questions de sûreté, d’être menée au niveau communautaire.

Rappelant également que c’est une énergie peu chère et donc plus compétitive que les autres, Jean BIZET estime qu’à partir du moment où la sûreté des installations est assurée le nucléaire est au cœur de la réindustrialisation de l’Europe.