Nouvelle l’Assemblée des Français de l’étranger : André Ferrand et Christophe-André Frassa boycotteront la réception de la ministre déléguée

Les groupes Union des Démocrates Indépendants et Libéraux (UDIL) et Union des Républicains de la Droite et du Centre (URDC) de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) boycotteront la réception de la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger à l’occasion de la dernière session de cette assemblée.

La XXème et dernière session de l’Assemblée des Français de l’étranger, dans sa forme actuelle, débute aujourd’hui à Paris.

Cela aurait dû être l’occasion de célébrer les 10 ans d’existence d’une assemblée qui oeuvre à la représentation et à la défense des intérêts des 3.000.000 de Français qui vivent à travers le monde.

Bien au contraire ! La réforme engagée dans un but électoraliste par le gouvernement et bâclée par sa ministre déléguée chargée des Français de l’étranger a abouti à l’enterrement de l’Assemblée des Français de l’étranger telle qu’elle sera à l’issue des élections prévues au printemps prochain.

Une usine à gaz sans pouvoir, sans moyen pour ses élus et sans capacité d’intervention, telle sera la nouvelle Assemblée des Français de l’étranger. Telle est la conception de la représentation des Français établis hors de France que se fait le gouvernement socialiste.

A cette réforme ratée s’ajoute l’amateurisme d’un gouvernement incompétent.

Alors que les élections pour désigner les 443 nouveaux conseillers consulaires et 68 délégués consulaires se tiendront les 24 et 25 mai prochains à travers la planète, le décret organisant ces élections n’est toujours pas paru au journal officiel alors que les dépôts de candidatures doivent commencer le 10 mars. Le risque d’annulation des élections n’a jamais été aussi fort !

Cet irrespect des textes et, surtout, des électeurs souligne, une fois encore, une fois de plus, le mépris de ce gouvernement pour les Français de l’étranger qui sont traités comme des Français de seconde catégorie.

Alors, organiser une réception au Quai d’Orsay pour célébrer l’enterrement d’une institution à laquelle tous les élus -de gauche comme de droite- ont manifesté leur attachement et ont protesté contre son démantèlement est aujourd’hui ressenti comme une ultime injure faite aux Français de l’étranger et à leurs élus.

Dans ces conditions, les groupes UDIL et URDC -qui réunissent en leur sein 74 élus des Français de l’étranger dont 11 parlementaires UMP des Français de l’étranger (7 sénateurs et 4 députés)- ne se rendront donc pas à la réception de la ministre déléguée aux Français de l’étranger qui se tiendra ce soir