Discours du Président Larcher 25 septembre 2011

Mesdames et Messieurs,

Les grands électeurs se sont exprimés aujourd’hui dans les 44 circonscriptions départementales et territoriales qui étaient renouvelables.

Nous attendons encore les résultats des Antilles.

Je tiens à saluer ce soir mes collègues Sénatrices et Sénateurs qui se sont engagés au service du pays et qui n’ont pas été réélus. Je tiens à féliciter ceux qui ont été élus.

La poussée de l’opposition est réelle et plus ample que je ne l’avais estimée.

Ce résultat est d’abord la conséquence des élections locales de 2008 et 2010.

Mais nous avons aussi dû mener une campagne difficile sur fond de crise économique et financière où le redressement de notre pays passe par des efforts importants pour les Français. Il nous faut expliquer mieux la situation de la France et celle de l’Europe. Surtout, il nous faut veiller à ce que ces efforts soient justement répartis.

Nous vivons aussi une réelle crise de confiance entre les citoyens et leurs Institutions. Je l’ai mesurée. J’ai entendu les messages, y compris dans mon département, même si les Yvelines nous ont accordé, à mes 3 colistiers et à moi-même élus ce soir, une plus large confiance qu’en 2004.

Le Sénat aura à répondre aux attentes du pays, à une exigence vers plus d’équité, vers plus d’éthique, vers plus d’écoute. Ce sont nos concitoyens de l’ensemble des territoires de métropole et d’Outre-mer et Français établis hors de France qui l’attendent.

Le Sénat devra aussi conforter son rôle de représentant de nos territoires.

Le Sénat est une chance pour la France car il est le seul des quatre grandes Institutions nationales à être indépendant du rythme du quinquennat.

La majorité sénatoriale, celle d’hier n’avait pas les contours de la majorité présidentielle ; celle de ce soir a-t-elle les contours du Parti socialiste ? Elle reste à se construire ; ce sera le moment du choix de nos collègues le 1er octobre prochain.

Le 1er octobre, je serai donc candidat à la Présidence du Sénat. Les Sénateurs auront à se déterminer entre deux projets, entre deux visions pour notre assemblée, entre deux candidats. Je solliciterai alors la confiance de mes collègues. Chacun se déterminera alors pour poursuivre les réformes engagées, pour garantir la diversité, la spécificité et l’autonomie du Sénat au service de la France et de ses territoires.

Je vous remercie.

Gérard Larcher