Bruno RETAILLEAU : Accord de libre échange avec le Mexique : « la France doit faire jouer son droit de veto ».

La Commission européenne a proposé de baisser de 10% la superficie des terres agricoles cultivables en Europe et donc en France. Parallèlement, elle propose un accord de libre échange avec le Mexique. Bruno Retailleau appelle le Gouvernement et le Président de la République à réagir.

La crise sanitaire a malheureusement révélé de nombreuses faiblesses dans notre pays. On peut citer notre dépendance à l’étranger concernant par exemple la fourniture de médicaments ou de matériel médical. La France et l’Europe ont perdu leur indépendance sanitaire.

Il y a un domaine dans lequel notre pays, grâce au travail des agriculteurs, a gardé une réelle capacité à produire, il s’agit de l’agriculture et de l’agroalimentaire. On ne peut que se féliciter d’avoir conservé notre souveraineté alimentaire. Pendant la crise il n’y a pas eu de pénurie alimentaire.

Dans ces conditions, comme si étions condamnés à perpétuellement refaire les erreurs du passé, la Commission européenne vient de proposer de baisser de 10% la superficie des terres cultivables en Europe et donc en France. Et parallèlement, elle propose un accord de libre échange avec le Mexique qui touche justement aux produits agricoles. Le Mexique pourra produire et exporter en Europe ce que les terres européennes ne seront plus autorisées à produire. Tout cela est absurde. Il y a urgence à stopper ces dérives.

Le Président de la République et le Gouvernement ne peuvent pas rester silencieux ; j’attends de leur part une condamnation ferme et sans équivoque, une dénonciation de l’absence de lucidité des instances européennes. Je demande à la France de faire jouer son droit de veto.

Bruno RETAILLEAU