Bruno RETAILLEAU : « Je demande au Gouvernement que le CETA soit soumis au plus vite à l’examen du Sénat. »

Au cri de détresse de l’agriculture française, le gouvernement répond par l’omerta sur le CETA.

Examiné cet été par l’Assemblée nationale, le Gouvernement ne soumet pas au Sénat le vote sur le CETA. Sans doute craint-il que les sénateurs ne refusent ce mauvais coup porté à nos agriculteurs que les députés En Marche ont approuvé.

Sans doute aussi redoute-t-il qu’un véritable débat ne vienne montrer la tartufferie écologique d’une majorité qui prétend défendre l’agriculture durable mais ouvre les frontières aux fermes et usines étrangères.

Le Gouvernement préfère laisser le CETA s’appliquer en catimini, sans vote de l’ensemble des parlementaires. Ce déni de démocratie est inacceptable. Représentants les territoires, les sénateurs doivent pouvoir s’exprimer sur un accord qui de toute évidence met en péril l’avenir de l’agriculture dans tous les départements français.

Face au désarroi des agriculteurs, nous ne nous tairons pas.

Je demande donc au Gouvernement que le CETA soit soumis au plus vite à l’examen du Sénat.

Bruno Retailleau
Président du groupe Les Républicains au Sénat