Marie-Thérèse BRUGUIÈRE : « Je vous demande, Monsieur le Ministre, ce que vous comptez faire pour répondre à nos viticulteurs et agriculteurs complétement démunis et stressés face à cette canicule inédite ! »

Question d’Actualité au Gouvernement posée par Marie-Thérèse BRUGUIERE, Sénateur Les Républicains de l’Hérault, le jeudi 4 juillet 2019.

La question était adressée à la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances sur les dégâts causés par la canicule dans le département de l’Hérault.

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mes Cher(e)s Collègues,

C’est un phénomène sans précédent qui s’est abattu sur mon département de l’Hérault le week-end dernier.

Un gros tiers du département, soit plusieurs milliers d’hectares, ont été touchés par des températures allant au-delà des 45 degrés à l’ombre avec pour conséquence la destruction totale de parcelles cultivées. La chambre d’agriculture travaille notamment sur les cartographies météorologiques pour tenter d’analyser le phénomène qui a conduit nos vignes à être comme brûlées au chalumeau. De nombreuses catastrophes sont effectives également sur la production de melons, d’abricots. Des élevages de poules ont été aussi impactés et des ruches ont été endommagées.

Monsieur le Ministre, c’est tout mon département qui doit faire face à une situation jamais vue à ce jour. Ce sont des scènes de désolation que l’on observe un peu partout.

Soit, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés pour accompagner les exploitants en difficulté comme le recours à l’activité partielle pour les salariés, un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti pour les parcelles impactées, des mesures de report de cotisations sociales, la déduction pour épargne de précaution (DEP) pour laquelle nous aimerions savoir si vous êtes prêts à en faire le bilan.

Mais au-delà de cela, c’est une économie qui est mis à mal ; Nous espérons que l’état de catastrophes naturelles soit reconnu rapidement mais la déclaration n’a de sens que si les viticulteurs sont assurés et la plupart ne le sont pas en raison des coûts prohibitifs. C’est une véritable instauration d’une assurance récolte qui doit être engagée si nous ne voulons pas la disparition de ce capital français qu’est le vin.

Je vous demande, Monsieur le Ministre, ce que vous comptez faire pour répondre à nos viticulteurs et agriculteurs complètement démunis et stressés face à cette canicule inédite qui risque de se reproduire dans les années à venir suite au dérèglement climatique.