Guillaume CHEVROLLIER « MERCOSUR : Il faut défendre les intérêts des agriculteurs ! »

La concurrence déloyale qu’induit l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et certains pays du MERCOSUR (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) est source d’inquiétude pour nos éleveurs.

En effet, l’importation massive de 99 000 tonnes d’équivalent-carcasse envisagée pourrait créer un déséquilibre sur les marchés européens et risque d’affaiblir la filière viande bovine française.

Au niveau environnemental, les produits agricoles qui demain arriveront sur le marché européen l’ont été avec des substances qui, aujourd’hui, sont interdites en France. Rien qu’au Brésil, 74% des produits phytosanitaires utilisés sont prohibés en Europe !

Ainsi, je considère que l’accord n’est pas signable en l’état : les Parlements nationaux et européen doivent donc jouer leur rôle de contrôle et poursuivre les négociations pour défendre les intérêts de nos agriculteurs, confrontés déjà à des défis importants.

La France, et notamment notre département de la Mayenne, possèdent des atouts agricoles considérables qui doivent lui permettre de saisir les opportunités, tant sur le marché national que sur les marchés internationaux. A condition que les accords soient justes et équilibrés.

Guillaume CHEVROLLIER
Sénateur de la Mayenne