La dépense publique et toujours la dépense publique comme seule réponse aux Français

A bas bruit mais avec une parfaite constance, la dette en France continue de croître.

Elle s’est établie à la fin du premier trimestre à 2.358,9 milliards d’euros atteignant 99,6% du PIB. Cette situation qui fait de la France un mauvaise élève fragilise notre pays et nous classe en queue de peloton des pays européens.

La divergence accrue entre la France et ses partenaires européens devient préoccupante. L’influence française ne peut qu’en pâtir. Elle montre que le gouvernement utilise les mots de la réforme mais ne réforme pas. Sa logique est celle de tous ses prédécesseurs depuis des années : la France vit à crédit.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron reporte sur les générations futures le coût de ses hésitations à se lancer dans de vraies réformes de fond.

L’Etat semble figé dans ses certitudes : la dépense publique et toujours la dépense publique comme seule réponse aux Français. Aucune économie sur le fonctionnement de l’Etat, aucune réflexion sur le rôle de l’Etat.

Le gouvernement gère au jour le jour ; la Cour des comptes ne dit pas autre chose lorsque cette semaine elle tire la sonnette d’alarme.


Bruno RETAILLEAU

Président du groupe Les Républicains au Sénat