Frédérique Puissat : « Comment pouvez-vous justifier des prises de position sur la réforme de l’assurance-chômage sur la base d’un postulat de départ faussé ? »

Question d’Actualité au Gouvernement posée par Frédérique Puissat, Sénatrice Les Républicains de l’Isère, le mardi 25 juin 2019.

La question était adressée à la ministre du Travail, et portait sur la réforme de l’assurance chômage et la méthode adoptée par le gouvernement.

Madame la Ministre,

Ce jour les partenaires sociaux organisent sur la réforme de l’assurance chômage, plusieurs mouvements de contestation...

On peut penser les uns les autres ce qu’on veut du paritarisme.

Nous nous sommes convaincus de la méthode.

Nous partageons en tout cas le fait que des Français dans la rue, des syndicats décrédibilisés par le gouvernement... ce n’est bon ni pour la paix Républicaine, ni pour l’image de la France.

Vous avez fait le choix, madame La Ministre, de passer en force sur la réforme de l’assurance chômage.

Vous motivez, entre autre, votre position par deux faits :

  • Les partenaires sociaux n’ont pas su se mettre d’accord ;
  • Un scénario alarmiste et je vous cite « si on ne fait pas d’économies, dans 10 ans on n’aura pas plus de quoi indemniser les chômeurs ».

Mes questions sont donc les suivantes :

  • Me confirmez-vous qu’un accord avait été trouvé par les partenaires sociaux le 28 mars 2017, qu’il portait déjà sur le déficit de l’assurance chômage et sur les contrats courts, que ces négociations se sont certes déroulées sous un autre gouvernement mais dans lequel figurait en tant que ministre de l’économie Emmanuel Macron et que vous n’avez pas laissé sa chance à cet accord ?
  • Me confirmez-vous qu’un accord avait été trouvé le 22 février 2018 sous votre mandature, qu’il portait également sur les contrats courts, sur la gestion de la dette et que vous avez « balayé » les propositions des partenaires sociaux ?
  • Me confirmez-vous que le scénario alarmiste que vous évoqué, lié à la dette de l’assurance chômage n’est pas réaliste et que les prévisions de l’UNEDIC qui font consensus chez les économistes, prévoyaient un retour à l’équilibre du dispositif au deuxième semestre 2019 ?