Jean-François Rapin : Pénurie de cortisone ; pourquoi si peu d’anticipation ?

Question d’Actualité au Gouvernement relative à la pénurie de cortisone en France, posée par le sénateur du Pas-de-Calais, Mr. Jean-François Rapin, le mardi 28 mai 2019.

M. Jean-François Rapin . - Maladies inflammatoires articulaires, intestinales, maladies respiratoires aiguës et chroniques, cancérologie, dermatologie, la cortisone est un médicament de premier recours et souvent indispensable. Or, depuis quelques semaines les stocks décroissent jusqu’à la pénurie dans les officines ; les patients sont contraints à une chasse au trésor surréaliste.

Pourquoi si peu d’anticipation ? Pouvez-vous faire un point de situation ?

Mme Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé . - Rassurez-vous. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a écarté jeudi dernier tout risque de pénurie pour les corticoïdes. Dès qu’elle a été informée des risques de pénurie, début mai, elle convoquait les fabricants pour qu’ils mobilisent leurs stocks pour couvrir les besoins des patients. Elle a aussi échangé avec les associations de patients et de professionnels de santé pour partager les informations dont elle disposait.

Certes les corticoïdes par voie orale ou injectables restent encore parfois difficilement accessibles pour certains patients. Mais la situation devrait s’améliorer et le retour à la normale devrait intervenir fin juin.

Néanmoins, la situation en termes de rupture de médicaments n’est pas acceptable. Agnès Buzyn présentera dans les prochains jours un plan d’action pour une meilleure gestion des stocks.

M. Jean-François Rapin. - Cela, je l’ai lu dans la presse. La réalité du terrain est différente. Je connais les difficultés en tant que médecin. Pourquoi ces difficultés sinon parce que nous gérons une médecine à bas coût ? Les pénuries en sont la variable d’ajustement et risquent de se multiplier.