Jacques Grosperrin : Bug de Parcoursup - les 900 000 candidats et leurs familles attendent des réponses !

Question d’Actualité au Gouvernement relative au bug de Parcoursup qui a touché plus de 50 0000 élèves, posée par le sénateur Jacques Grosperrin (Doubs), le mardi 21 mai 2019.

M. Jacques Grosperrin . - Près de 50 000 lycéens ont fait les frais d’un bug de Parcoursup. Qui aurait prévu un tel ascenseur émotionnel à un mois du bac, moins de deux ans après le fiasco d’Admission Post Bac ? Les témoignages affluent et posent, en filigrane, la question des algorithmes et du manque de transparence...

Quatre cents formations, dites-vous, auraient fait des erreurs humaines. Vos directives, madame la ministre, étaient-elles claires ? Il en va de votre responsabilité.

Ces formations n’ont-elles pas été sciemment encouragées à gonfler excessivement leur taux de surréservation pour raccourcir les délais d’attente et encourager la fameuse convergence ?

La représentation nationale, les 900 000 candidats et leurs familles attendent des réponses.

Mme Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation . - Les erreurs commises sont inacceptables, elles ont suscité de faux espoirs, c’est vrai. Les 2 % de formations qui en sont responsables ont, comme le service central qui gère Parcoursup, réagi immédiatement et d’autres propositions ont été formulées aux candidats quelques heures après. Un accompagnement humain a été mis en place par le rectorat, les proviseurs et les professeurs principaux, que je salue.

Il est normal qu’une formation offrant 30 places appelle 40 candidats puisque tous ne seront pas là à la rentrée. Les erreurs constatées sont d’une tout autre ampleur : des BTS et des classes prépas ont interverti le chiffre d’appel avec celui de la liste d’attente. D’où 300 candidats pour 12 places de BTS, 600 pour 30 places en prépa. C’est autre chose !

J’ai demandé un rapport à l’inspection générale de façon à mettre en place les contrôles pour que de telles erreurs ne se reproduisent pas.

M. Jacques Grosperrin. - Cinquante mille élèves affectés, 400 formations qui se trompent, c’est trop ! Et cela ne s’était pas produit l’année dernière. J’entends vos excuses et votre empathie mais les lycéens les attendent aussi.

Comment expliquer par ailleurs que des lycéens très brillants n’aient eu aucune proposition, alors que dans une même classe, des étudiants boursiers moins brillants en ont eu une ? Il faut retrouver de la transparence si l’on veut une école de la confiance.