Présence de résidus chimiques dans les protections périodiques féminines et les couches pour bébés : Catherine Troendlé obtient une réponse du Ministre de l’Economie et des Finances à sa Question écrite.

Jeudi 25 avril dernier, Catherine Troendlé, Sénateur du Haut-Rhin, Vice-Présidente du Sénat, a obtenu une réponse à sa question écrite, du Ministre de l’Economie et des Finances sur la présence de résidus chimiques dans les serviettes hygiéniques, les tampons et les couches pour bébés.

Dans sa réponse, le Ministre lui a indiqué que la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a procédé, en 2016, à une campagne de contrôles et d’analyses de 27 produits d’hygiène féminins et que cette synthèse a été transmise à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (Anses) afin de procéder à une évaluation des risques liés à la présence des substances détectées ou quantifiées.

Aussi, et en se basant sur le principe que « l’appréciation d’un risque éventuel lié à des substances chimiques repose sur un ensemble de critères, en particulier, une évaluation quantitative de la présence de ces substances et une appréciation de l’exposition à ces substances  », les experts de l’Anses ont indiqué « qu’un aucun dépassement des seuils sanitaires n’a été mis en évidence, par voie cutanée, pour ces substances chimiques détectées ou quantifiées dans les tampons, les serviettes hygiéniques et/ou les protège-slips ». Dans son avis du 4 juin 2018, l’Anses a donc conclu à une « absence de risque sanitaire dans les tampons, les serviettes hygiéniques et/ou les protège-slips ». Le Ministre a également indiqué que l’Anses conduit actuellement des essais complémentaires qui donneront lieu à un complément d’expertise de cet avis.

A ce titre, le Ministre de l’Economie et des Finances en a conclu que, dans l’attente de ce complément, « les conclusions de l’Anses permettent de considérer que le respect de l’obligation générale de sécurité (article L.421-3 du Code de la consommation) est suffisant pour assurer la sécurité sanitaire de ces produits et qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place des seuils réglementaires, ni de rendre obligatoire réglementairement l’étiquetage de la composition de ces produits d’hygiène  ».

De surcroît, concernant la demande du Sénateur du Haut-Rhin sur le lancement de campagnes d’information et de vigilance pour réduire les risques d’infection liés au syndrome de choc toxique (SCT), le Ministre lui a répondu que la DGCCRF a constaté, lors d’une enquête en 2016, que l’ensemble des notices de tampons contrôlés comportait des informations complètes sur les mesures d’hygiène appropriées et la prévention du risque du SCT. Il précise également qu’une enquête concernant les informations communiquées lors de l’achat de coupes menstruelles, ainsi que leur composition, sera réalisée en 2019.

Catherine TROENDLE s’étonne que le Gouvernement n’ait pas abordé la question de la présence de résidus chimiques dans les couches pour bébés dans la réponse qu’il lui a apportée et regrette, au regard des substances chimiques présentes dans les produits d’hygiène féminins, que cette question ne soit pas traitée avec plus de profondeur par le Ministère de l’Economie et des Finances.