Santé des femmes : « En cette année 2019, il est plus que temps de prendre en compte la gravité de ce problème » : Catherine Troendlé alerte à nouveau la Ministre des Solidarités et de la Santé, par le biais d’une Question écrite, sur la présence de résidus chimiques dans les serviettes hygiéniques et les tampons.

Catherine Troendlé, Sénateur du Haut-Rhin, Vice-Présidente du Sénat a, à nouveau, interpellé la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la présence de résidus chimiques dans les serviettes hygiéniques et les tampons suite à l’inquiétude étude réalisée par le magazine 60 millions de consommateurs révélant, notamment, la présence de Glyphosate (classé « cancérogène probable » par le Centre International de recherche sur le cancer), d’AMPA, de phtalates et de dioxines. Catherine Troendlé avait déjà alerté la Ministre des Solidarités et de la Santé sur ce sujet et la présence de résidus potentiellement toxiques dans les couches pour bébés dès juillet 2017. Le Gouvernement s’était alors engagé à déterminer des actions à conduire au niveau européen et national pour une meilleure information du public. Catherine Troendlé estime « qu’en cette année 2019, il est plus que temps de prendre en compte la gravité de ce problème » et constate que, suite au rapport de l’ANSES confirmant la présence inquiétante de substances chimiques dans un bon nombre de couches culottes, le Gouvernement avait exigé, sous 15 jours, des « engagements » des industriels pour éliminer ces substances des couches pour bébé. Aussi se demande-t-elle pourquoi le Gouvernement n’effectue pas cette même démarche pour les produits d’hygiène féminins. Elle compte donc continuer à suivre ce dossier de santé publique de près et à faire en sorte que le Gouvernement respecte ses engagements.

Lundi 11 mars dernier, Catherine Troendlé, Sénateur du Haut-Rhin, Vice-Présidente du Sénat, a, par voie de question écrite, à nouveau, interpellé la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la présence de résidus chimiques dans les serviettes hygiéniques et les tampons.

En effet, une étude inquiétante réalisée par le magazine 60 millions de consommateurs, paru le 21 février 2019, a révélé la présence de résidus de produits chimiques dans les serviettes hygiéniques et les tampons, quelques soit leur marque, tels que le Glyphosate (classé « cancérogène probable » par le Centre International de recherche sur le cancer), l’AMPA, les phtalates et les dioxines.

Dans sa question écrite, le Sénateur du Haut-Rhin a précisé : « il apparait urgent que des valeurs réglementaires strictes de type « valeurs toxicologiques de références » soient mises en place pour les substances considérées ou suspectées d’être toxiques et qu’un étiquetage réglementairement obligatoire soit établi afin de détailler la composition de ces produits d’hygiène. Par ailleurs, les mesures d’hygiène ne sont pas toujours suivies par les consommatrices, il serait donc souhaitable de lancer des campagnes d’informations et de vigilances pour réduire les risques d’infection ».

Catherine Troendlé a également rappelé à la Ministre qu’elle était déjà intervenue sur le sujet ainsi que sur celui de la présence de résidus potentiellement toxiques dans les couches pour bébés dès juillet 2017, par voie de question écrite. Le Gouvernement lui avait alors répondu, en janvier 2018, que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait été saisies, qu’un rapport devait être remis en avril 2018 sur le sujet et, qu’à l’issue, le Gouvernement devait déterminer des actions à conduire au niveau européen et national pour une meilleure information du public.

A ce titre, Catherine Troendlé a demandé à la Ministre ce que le Gouvernement a mis en place, dans les faits, depuis la remise du rapport en 2018 et ce qu’il entend mettre en place, très prochainement, pour pallier cette problématique.

Le Sénateur du Haut-Rhin estime « qu’en cette année 2019, il est plus que temps de prendre en compte la gravité de ce problème » et constate que, suite au rapport de l’ANSES confirmant la présence inquiétante de substances chimiques dans un bon nombre de couches culottes, le Gouvernement avait exigé, sous 15 jours, des « engagements » des industriels pour éliminer ces substances des couches pour bébé. Aussi se demande-t-elle pourquoi le Gouvernement n’effectue pas cette même démarche pour les produits d’hygiène féminins. Elle compte donc continuer à suivre ce dossier de santé publique de près et à faire en sorte que le Gouvernement respecte ses engagements.