Bruno Retailleau était l’invité du Petit-Déjeuner Politique de Sud Radio

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe LR au Sénat, était au micro de Sud Radio le mardi 12 mars 2019.

Saisine du conseil constitutionnel sur la loi anti-casseurs : « les bras m’en tombent »

La loi anti-casseurs est débattue en ce moment au Sénat. Emmanuel Macron va saisir le conseil constitutionnel pour vérifier sa conformité.

« Un manque de confiance vis à vis de son premier ministre et de son gouvernement », selon Bruno Retailleau, à l’origine du texte.

« Nous avons voté ce texte au Sénat, pour garantir le droit de manifester pacifiquement et essayer d’extirper les ultra-violents, les black-blocs etc... Mais c’est le premier-ministre qui a déposé ce texte, et c’est le ministre de l’intérieur, qui a déposé le fameux amendement qui prévoyait le prolongement de l’interdiction de manifester pendant un mois, ce que le Sénat avait eu la sagesse de ne pas faire. Donc Emmanuel Macron en réalité, saisit le Conseil constitutionnel pour que ce dernier tranche contre ce qu’avait décidé son propre gouvernement et sa propre majorité. Les bras m’en tombent. C’est la deuxième fois seulement en 60 ans de Cinquième République. »

Le président du groupe LR au Sénat soupçonne des arrières-pensées politiques :

« C’est le ’en même temps’ : séduire la droite en reprenant notre texte, mais aussi ne pas laisser à la gauche le soin de saisir le conseil constitutionnel. »

La saisine, qui suspend la promulgation du texte d’un mois, explique t-il. « Nous souhaitons voter ce texte conforme car, s’il repart à l’Assemblée nationale, il n’y aura plus de texte. On ne peut pas laisser le droit de manifester, être dévoyé par ces casseurs qui veulent piller et qui propagent la haine anti-flics, la haine de la République ».