Menace de suppression du service des urgences et de la maternité d’Altkirch

Objet : Lettre de soutien au courrier envoyé par le Maire de la commune d’Altkirch (Haut-Rhin) à la Ministre des Solidarités et de la Santé, dont vous avez également été destinataire, concernant la menace de suppression du service des urgences et de la maternité d’Altkirch.

Monsieur le Président de la République,

Je vous ai alerté – en appui aux courriers des maires d’Altkirch et de Thann – sur la situation territoriale dramatique qui résulterait de la fermeture de deux maternités situées au cœur de nos territoires ruraux.

Monsieur le Président, vous aviez affirmé par des propos sans ambiguïté : « cessons de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n’existent pas … nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux : nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoin ».

Ces maternités sont les derniers lieux de proximité, service de santé de proximité, où les nombreuses femmes enceintes pourront accoucher.

1 heure 30 de route, pour se rendre à Mulhouse, serait contraire à vos engagements.

Des pétitions, des mobilisations nombreuses d’élus, de citoyens, de personnels de santé témoignent de l’émoi que suscite des décisions potentielles de fermetures.

A ce jour, depuis le 28 janvier 2019, l’ARS a signifié sa décision de suspendre les fermetures jusqu’à la fin de l’année 2019.

« reculer pour mieux sauter ? »

Tous les enjeux ont été largement exposés par les élus, les personnels ; il s’agira de débattre de quoi au juste, jusqu’à la fin de l’année ?

Monsieur le Président, ma colère n’est pas feinte, et j’en appelle à votre arbitrage immédiat au regard de vos propos tenus (sus-visés).

Il faut donner du souffle à nos territoires, un premier geste fort sera celui d’un renouvellement des agréments à ces maternités, jusqu’en 2023.

Monsieur le Président, j’ai hâte de connaître les mesures que vous allez mettre en œuvre pour maintenir la maternité de l’hôpital de Thann et celle d’Altkirch.

Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma considération distinguée.

Catherine Troendlé
Sénatrice du Haut-Rhin