Philippe Dallier : « Il y a urgence pour le logement social »

Question d’Actualité au Gouvernement posée par le sénateur de la Seine-Saint-Denis Philippe Dallier, quant au financement du logement social, le jeudi 14 février 2019.

M. Philippe Dallier . - Les chiffres de la construction pour 2018 sont mauvais  : - 7 %. Ceux des logements sociaux sont très mauvais : 20 % en deux ans en Île-de-France, sans perspective d’amélioration en 2019.

Cela pénalise les Français qui attendent un logement social et les communes pour la réalisation de leurs objectifs de la loi SRU - le CGEDD tirait la sonnette d’alarme dès 2015, estimant qu’en 2019 les deux tiers des communes risquaient d’être carencées.

Á cela s’ajoute la crise du secteur du logement social que vous avez déclenchée !

Quelles instructions les préfets de région - qui président le comité régional de l’habitat - recevront-ils pour tenir compte de la bonne volonté des maires pour atteindre leurs objectifs de la loi SRU ?

M. Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement . - Les chiffres viennent de tomber : 119 000 logements ont été lancés en 2018 contre 113 000 l’année précédente. Notez que l’année de référence, 2016, était une année exceptionnelle.

La baisse de 3 % en Île-de-France porte le niveau de construction au même niveau qu’en 2015. C’est vrai, nous n’avons pas assez de logements sociaux. À court terme, il faut lever les inquiétudes. C’est le sens de la clause de revoyure.

Deuxième volet, la mise en oeuvre de la réforme des organismes HLM - grâce à la loi Elan ; 230 sur 340 ont autorisé le regroupement, les deux tiers ont bien avancé.

Quant aux carences vis-à-vis de la loi SRU, je prends bonne note de vos propos.

M. Philippe Dallier. - Sur le constat au moins, nous pouvons être d’accord : il y a urgence pour le logement social. Mais ici au Sénat, sur tous les bancs, des Républicains aux Communistes, nous avons tous dit, dès l’an dernier, que vos décisions allaient précipiter le secteur dans la crise : nous y sommes !