Fusion Alstom/Siemens : pour la compétitivité de nos entreprises et la préservation de nos emplois

Ce mercredi 6 février, le Collège des commissaires européens va annoncer leur décision dans le dossier Alstom-Siemens : ils ne permettront très certainement pas la fusion.

Je regrette profondément ce choix.

Tant Alstom en France que Siemens en Allemagne sont des fleurons de l’industrie ferroviaire et s’inscrivent dans une filière d’excellence en Europe : l’industrie des transports. Face à la mondialisation grandissante, ces deux champions européens cherchent désormais une solution leur permettant d’être compétitifs à l’échelle mondiale mais se heurtent aujourd’hui à une Europe qui ne permet pas leur rapprochement stratégique.

Pour cela, l’Union européenne doit faire évoluer ses objectifs. Dans des domaines comme le transport ferroviaire, l’enjeu n’est plus interne mais est bien de rester compétitif face à des géants mondiaux. Il est donc essentiel qu’elle mène une véritable politique industrielle commune en faveur de la compétitivité de nos entreprises, leur permettant de développer efficacement des stratégies communes.

De plus Alstom est présent en France à travers 12 sites et 8 500 emplois. L’enjeu est donc aussi la préservation des emplois et du savoir-faire français.

Je suis convaincue que ce n’est qu’au travers d’une coopération renforcée que nous pourrons poser les bases d’une industrie européenne du 21ème siècle.

Fabienne Keller
Sénatrice du Bas-Rhin