Stéphane Piednoir dénonce le manque de cohérence des députés de la majorité quant à la proposition de loi anti-casseurs adoptée au Sénat


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Les deux derniers samedis, à Angers, en marge de rassemblements prévus par les gilets jaunes, des casseurs se sont employés à saccager les espaces publics et à endommager ou détruire le mobilier urbain.

Ce phénomène n’est pas nouveau et est de plus en plus systématique lors des manifestations qui sont organisées dans notre pays. Il appelle des mesures de fermeté que nos concitoyens attendent et réclament. C’est pourquoi j’ai soutenu la proposition de loi examinée au Sénat à l’initiative de Bruno Retailleau et qui s’inspire des dispositifs existants pour empêcher les hooligans de perturber des grands évènements sportifs.

Depuis le début de ce quinquennat nous regrettons que les mesures de bon sens votées au Sénat soient presque systématiquement rejetées par la majorité. Pour lutter efficacement contre les casseurs, je ne peux donc que me réjouir que Christophe Castaner ait souhaité reprendre à son compte le texte que nous avons voté en octobre.

Malheureusement, je constate que la proposition de loi a été vidée de ses dispositifs les plus opérants à l’Assemblée nationale. Sur ce point, je m’étonne du manque de cohérence de ceux, à l’intérieur de la majorité En Marche, qui s’insurgent contre les violences le weekend et qui, la semaine, refusent de donner les moyens aux forces de l’ordre de lutter efficacement contre les casseurs.

En ce qui me concerne, ma position est claire : j’ai choisi de m’opposer sans ambiguïté aux casseurs qui abusent des libertés démocratiques pour attiser la haine et la violence.

Stéphane Piednoir
Sénateur du Maine-et-Loire