Couches pour bébés contaminées : Catherine Troendle alerte le Gouvernement depuis longtemps !

A l’été 2017, des études réalisées par des laboratoires indépendants, pour le magazine 60 millions de consommateurs avaient mis en évidence la présence de résidus potentiellement toxiques dans les tampons, les protections d’hygiène féminine et dans les couches pour bébé.

En juillet 2017, Catherine Troendle s’était alors immédiatement mobilisée, pour alerter, par voie de question écrite, la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la question de la dangerosité de certaines substances présentes dans la composition des couches pour bébé et avait demandé à la Ministre de lui « préciser ce que le Gouvernement entend faire pour favoriser la mise en place rapide d’un étiquetage exhaustif des substances participants à la composition des produits (aussi sensibles pour la santé), que sont les tampons, les protections d’hygiène féminine et les couches pour bébé et quelles études et recherches le Gouvernement entendait-il lancer pour évaluer la sécurité d’utilisation de ces produits du quotidien  ».

Dans sa réponse, datant du mois de janvier 2018, la Ministre des solidarités et de la Santé avait répondu que l’ANSES avait été saisie conjointement par la DGCCRF afin qu’elle étudie la composition type de ces produits,identifie les substances chimiques préoccupantes, susceptibles d’être présentes à l’état de trace, réalise un état des lieux des connaissances sur les dangers présentés par ces substances,évalue la pertinence de définir ou non des seuils pour la présence de ces substances, émette des recommandations pour favoriser un meilleur encadrement des modes de fabrication, de la composition et de l’information du consommateur.

La remise de ce rapport était prévue pour avril 2018 et au regard de celui-ci, le Gouvernement devait déterminer les actions à conduire au niveau européen et national, notamment pour une meilleure information du public à ce sujet.

Présenté cette semaine - soit 9 mois après la date initialement avancée -, le rapport de l’ANSES confirme la présence inquiétante de substances chimiques dans bon nombre de couches culottes, à des seuils potentiellement dangereux pour les bébés. L’ANSES recommande de les interdire et de mieux contrôler les produits vendus.

Au regard de ces conclusions, le Gouvernement exige désormais, sous 15 jours des « engagements » des fabricants pour éliminer ces substances des couches pour bébé.

Catherine Troendle observe que le Gouvernement prend enfin la mesure de cette question de santé publique, mais regrette cette perte de temps,pour toute une génération de bébés encore en âge de porter des couches.

Ces mesures de bon sens auraient dû et auraient pu être prises beaucoup plus tôt, selon la Vice-Présidente du Sénat,qui ne manquera pas de rester vigilante qu’en à la suite de ce dossier.