Brigitte Micouleau sur la détresse des commerçants en marge des manifestations Gilets Jaunes

Question d’Actualité au Gouvernement posée par Brigitte Micouleau, sénateur de Haute-Garonne, sur les dommages subis par les commerçants et artisans de centre-ville en marge des manifestations Gilets Jaunes.

Mme Brigitte Micouleau . - Depuis deux mois, de nombreux centres-villes sont l’objet de violences inacceptables en marge des manifestations des gilets jaunes. Des magasins sont dégradés, parfois pillés, les commerçants subissent un déclin de leur activité : le chiffre d’affaires affiche une diminution de 40 %, le chômage technique et les licenciements deviennent le quotidien de nos artisans et commerçants. Si rien n’est fait, les dépôts de bilan se multiplieront et les villes dépériront car sans commerces, pas de centres-villes.

Les collectivités territoriales leur viennent en aide. À Toulouse, un plan d’aide de plusieurs centaines de milliers d’euros est prévu, mais d’autres communes n’ont pas ces moyens. L’État doit prendre lui aussi ses responsabilités. Il faut exonérer les commerces touchés de charges sociales et de CFE pour décembre et janvier, reporter les révisions des valeurs locatives.

Monsieur le ministre de l’économie, y êtes-vous prêt ? Entendez-vous le désespoir des artisans et des commerçants ? Il est urgent de leur venir en aide !

M. Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances . - Je partage ce constat. Je l’ai dit il y a un mois : ces dégradations, ces pillages sont inacceptables, ils ont un impact catastrophique sur notre pays. Je le répète aujourd’hui. Toutes les activités sont touchées : les plus petits commerces, les grandes surfaces, l’hôtellerie-restauration, les secteurs du jouet, de l’alimentation, et de l’habillement, à une époque de fêtes alors que les ventes sont normalement élevées.

Avec Muriel Pénicaud, nous avons mis en place une cellule d’urgence pour alléger les charges des commerces les plus touchés. Nous avons demandé aux assureurs de répondre le plus rapidement possible, et nous faisons un bilan des violences et des manques à gagner économiques, pour connaître précisément l’impact des violences sur l’économie française. Ma porte et celle de Mme Pénicaud restent ouvertes pour travailler aux meilleures solutions.