Projet de Loi de Finances pour 2019 : Recette radars et sécurité routière

Dans le prolongement du rapport sénatorial d’avril 2018 intitulé « Sécurité routière : mieux cibler pour plus d’efficacité », Michel Raison a déposé plusieurs amendements visant à ce que les recettes des « amendes radars » soient utilisées pour améliorer le réseau routier et non pour financer le désendettement de l’État.

Le groupe de travail sénatorial déplorait la méthode précipitée retenue par le Gouvernement et le manque de concertation préalable à sa décision de limiter à 80 km/h la vitesse maximale autorisée. Il recommandait d’appliquer la réduction de vitesse de manière décentralisée afin de l’adapter aux réalités des territoires, c’est à dire sur les tronçons de route accidentogènes. Plutôt qu’une décision éloignée des réalités, Michel Raison plaidait en faveur une mesure affinée, concertée, responsabilisant les acteurs et surtout, empreinte d’une forte acceptabilité sociale.

Si aujourd’hui les effets de la décision de limiter à 80 km/h la vitesse maximale autorisée ne sont pas encore scientifiquement exploitables, le niveau d’acceptabilité de la mesure reste, lui, très insatisfaisant  : une grande majorité de Français y voit toujours un prétexte de l’Exécutif pour financer le désendettement de l’État.

Ainsi, afin de lever ces soupçons et surtout, diminuer le nombre de morts sur les routes, le Sénateur Raison propose de consacrer les recettes des « amendes radars » à l’amélioration du réseau routier et de ses zones les plus accidentogènes, et ainsi, favoriser les politiques de prévention, conformément aux souhaits exprimés tant par le Gouvernement que par les usagers de la route et les associations de prévention de la sécurité routière.

Selon le Sénateur, l’adoption de ces amendements pourrait permettre au Gouvernement d’apporter une partie de la réponse à la colère globale exprimée par les Français en quête de transparence et de cohérence dans l’utilisation des fonds publics.