Henri Leroy : Quels moyens pour stopper ce climat de violence ?

Question d’Actualité au Gouvernement sur l’état de nos forces de sécurité, posée par Henri Leroy, Sénateur Les Républicains (Alpes-Maritimes), adressée au Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

M. Henri Leroy - Pas un jour ne se passe sans qu’un policier ou un gendarme soit caillassé, molesté, insulté. Les agressions se comptent par centaine. Nos forces de sécurité se sentent peu considérées, mal équipées. La vague de suicides s’amplifie jusque dans des lieux hautement symboliques, comme un appel au secours. Le budget pour 2019 ne répond pas aux attentes. En attendant, la violence ne cesse d’augmenter dans nos villes et nos campagnes, les interventions de nos forces de sécurité se multiplient et la réponse pénale n’est pas adaptée.

Notre commission d’enquête a travaillé durant six mois, elle a effectué de nombreuses auditions et de nombreux déplacements, elle a formulé 35 propositions concrètes qui répondent aux attentes de ces femmes et de ces hommes qui nous protègent au quotidien.

Dans votre plan d’action, monsieur le ministre, quels moyens pour stopper ce climat de violence qui s’installe un peu plus chaque jour ?

M. Christophe Castaner, ministre de l’intérieur - Vous avez raison sur le constat de non-respect de nos institutions. (Exclamations ironiques sur les bancs du groupe Les Républicains) Pourquoi cette réaction ? Chaque fois qu’un policier ou un gendarme est mis en cause, c’est la République qui est mise en cause.

Le budget que je vous présenterai augmente de 575 millions, soit 3,5 %, pour réarmer nos policiers et gendarmes ; un plan d’action immobilier majeur et un plan massif de recrutement seront lancés avec 1 500 postes ouverts en plus des 2 000 postes ouverts cette année. Cet effort sera poursuivi l’année suivante parce que nous voulons recruter 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires durant le quinquennat.

Nous devrions nous retrouver sur l’idée qu’aucune violence contre nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers n’est acceptable dans ce pays.

M. Henri Leroy - Monsieur le ministre, votre prédécesseur disait que les Français sont aujourd’hui côte à côte ; demain, face à face.

Ne semez pas la faiblesse, vous récolterez la violence.