Découverte de 202 charniers en Irak : « justice doit être rendue pour permettre la réconciliation entre les communautés », estime M. Bruno Retailleau

Suite à la parution du rapport de la mission onusienne d’assistance en Irak et le Bureau des Droits de l’Homme de l’ONU annonçant la découverte de plus de 200 charniers qui pourraient renfermer plus de 12 000 corps dans plusieurs provinces d’Irak tenues par le groupe Etat islamique entre 2014 et 2017, M. Bruno Retailleau, au nom du groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les chrétiens, les minorités au Moyen-Orient et les Kurdes, demande que ces sites soient préservés pour permettre aux enquêteurs de collecter les preuves et documenter les crimes odieux qui ont été commis.

« Le jugement de ces crimes, dont certains pourraient être qualifiés de crimes de guerre, de crimes contre l’Humanité voire constituer un génocide, est une étape indispensable pour permettre aux familles des victimes de faire leur deuil en obtenant reconnaissance et réparation. Justice doit être rendue pour permettre la réconciliation entre les communautés en Irak. C’est un des piliers de la reconstruction politique du pays », a affirmé M. Bruno Retailleau, rappelant les travaux menés par le groupe de liaison lors d’un colloque qui s’est tenu au Sénat le 12 avril dernier intitulé « Citoyenneté et justice au Moyen-Orient : quels enseignements pour l’avenir de l’Irak ? », et au cours duquel était intervenu M. Jan Kubis, Représentant spécial et Chef de la mission d’assistance des Nations Unies en Irak.

« Avec plusieurs membres du groupe de liaison, nous déposerons prochainement une proposition de résolution européenne visant à demander à l’Union européenne d’appuyer la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle à dimension internationale en Irak, dès lors que ce pays n’est pas un État partie au Statut de Rome de la Cour pénale internationale », a annoncé le président du groupe de liaison qui était déjà intervenu en ce sens lors de la Conférence internationale de Bruxelles sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient le 14 mai dernier.