Black-blocks : Les sénateurs LR disent stop aux violences dans les manifestations !

Le Sénat a adopté, mardi 23 octobre, la proposition de loi de Bruno Retailleau et des sénateurs Les Républicains pour lutter contre les violences dans les manifestations.

Depuis quelques années, un grand nombre de manifestations sur la voie publique sont émaillées de violences et dégradations d’une particulière gravité, comme en ont récemment témoigné les importants dégâts commis lors des manifestations du 1er mai 2018 à Paris. Afin de mettre hors d’état de nuire les casseurs et les agresseurs des forces de l’ordre et ceux qui nuisent au droit de manifester paisiblement, il fallait que la loi donne les moyens aux forces de l’ordre d’agir en créant de nouveaux dispositifs à la fois préventif et répressif.

Ce texte permet de prévenir, le plus en amont possible, l’infiltration des manifestations pacifiques par des individus violents, et sanctionne plus sévèrement les auteurs de violences et de dégradations dans les manifestations.

Les préfets pourront ainsi faire contrôler les effets personnels des passants (contrôles visuels et fouilles de sacs, palpations de sécurité) dans le périmètre et aux abords immédiats d’une manifestation. Ils pourront aussi prononcer des interdictions personnelles de manifester. Est également prévue la création d’un fichier national des personnes interdites de prendre part à des manifestations.

L’infraction de dissimulation volontaire du visage dans une manifestation actuellement punie d’une contravention de la 5e classe, sera transformée en un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. L’infraction de participation à une manifestation en étant porteur d’une arme sera étendue afin de viser aussi les abords immédiats de la manifestation et de sanctionner la tentative de ces délits. Le champ de la peine complémentaire d’interdiction de manifester sera par ailleurs étendu.

Bruno Retailleau
Président du groupe Les Républicains au Sénat