Christophe Priou : Conséquences de l’abandon du projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes

Lors de la séance de Questions d’Actualité au Gouvernement (QAG) du mardi 10 juillet 2018, le sénateur de Loire-Atlantique Christophe Priou a interpellé le gouvernement sur les conséquences de l’abandon du projet aéroportuaire à Notre-Dame-des-Landes.

Question du sénateur Christophe Priou :

Je voulais appeler le Premier ministre au respect de la parole de l’État. Le renoncement du Gouvernement à bâtir l’aéroport du Grand-ouest retarde pour de très nombreuses années une offre aéroportuaire adaptée. Le rapport du chargé de mission pour l’élaboration d’un projet stratégique, qui aspire à une retraite bien méritée, nous laisse sur notre faim. Ni projet, ni calendrier, ni financement. Des vents contraires soufflent sur la Loire-Atlantique, sur la Loire inférieure, comme on disait jadis.

Madame la Ministre, n’écoutez pas les entourages ministériels qui expliquent avec cynisme que vous n’aurez pas à gérer le problème dans quelques années !

Réponse de la Ministre des Transports, Elizabeth Borne :

Le 17 janvier dernier, le Premier ministre a annoncé une décision courageuse pour sortir de décennies d’impasse. Dans le même temps, il m’a demandé une réflexion globale sur la mise en réseau du Grand Ouest et la fluidification des dessertes ferroviaires.

Je me suis rendue trois fois sur place. Le rapport Rol-Tanguy est désormais en ligne. Le Premier ministre a annoncé que le Gouvernement s’engageait sur un nouveau contrat de concession pour l’aéroport Nantes-Atlantique et un fonds de compensation des riverains.

Le Gouvernement a pleinement pris la mesure des enjeux de mobilité dans le Grand Ouest et il y répondra.

Réplique du sénateur Christophe Priou :

Les habitants attendent du concret. À Paris, si prévaut le principe « je pense, donc je suis, donc j’ai raison », la solitude du pouvoir se transforme en certitude du pouvoir. Nous ne voulons pas de préfet tenant des discours de ministre ou de ministre tenant des discours de préfet ; nous ne voulons que le respect de la parole de l’État.