CMP EGALIM : Le gouvernement sacrifie les agriculteurs !

Afin d’inverser la logique de construction des prix des produits agricoles, l’Assemblée nationale et le Sénat avaient permis, contre l’avis du gouvernement, que l’Observatoire des prix et des marges ou FranAgriMer proposent ou valident les indicateurs pour déterminer les prix agricoles, uniquement dans le cas où les interprofessions ne se mettent pas d’accord.

Pour que ces règles s’appliquent dès les prochaines négociations commerciales, la loi devait aboutir avant la fin du mois de juillet. Il était donc indispensable qu’un accord soit trouvé au cours de la commission mixte paritaire !

Le président de la République par la voix du rapporteur du texte en a décidé autrement ! Le débat sera donc rouvert inutilement à la rentrée parlementaire avec le risque d’un affaiblissement de l’article 1. Cela conduit d’ores et déjà à un retard dans la mise en œuvre de la loi.

Le gouvernement a préféré sacrifier le revenu des paysans au profit d’une logique incompréhensible ; le rapport de force entre les acheteurs et les fournisseurs va rester le même, du faible au fort. En effet, pour le Président LREM de la commission mixte paritaire (CMP), « la CMP n’est pas représentative des majorités des assemblées...et la CMP ne peut donc conclure ! »

Pourtant les espérances étaient fortes. Toute la profession agricole s’était montrée unanimement enthousiaste du texte issu des travaux du Sénat. L’objectif était d’assurer une rémunération juste de l’agriculteur ; il n’en sera rien demain !

Sophie Primas
Sénateur des Yvelines