Réforme constitutionnelle : L’hubris guetterait-il ceux qui nous gouvernent ?

La réforme constitutionnelle souhaitée par Emmanuel Macron devait porter essentiellement sur la baisse du nombre de parlementaires. Et c’était un objectif pour de nombreux candidats à l’élection présidentielle. Mais cette mesure dont on parle le plus, cache un autre dessein. Les textes qui seront présentés mercredi en Conseil des Ministres vont bien au-delà.

Les droits du Parlement sont rognés, comme si la Ve République ne concentrait pas suffisamment les pouvoirs dans les mains d’un seul homme. C’est la première fois depuis 1958 qu’un Président et un Gouvernement osent proposer le renforcement de leurs pouvoirs. L’hubris guetterait-il ceux qui nous gouvernent ?

Ensuite, la répartition territoriale des élus qui exclut les tranches de calcul progressives va conduire à un « Parlement des métropoles  » ou seuls les grands centres urbains auront voix au chapitre. C’est une forme de condamnation de la France des territoires et de la ruralité. La France périphérique sera encore moins représentée et écoutée qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Emmanuel Macron s’affirme comme le Président d’une partie des Français, de ceux à qui la vie sourit. Tant pis pour les autres…

Bruno Retailleau
Président du Groupe Les Républicains au Sénat