Bruno Retailleau sur la réforme des institutions : la proposition gouvernementale est imparfaite

Bien que plusieurs sujets de réforme proposés par le Premier ministre ne posent, à nos yeux, pas de difficulté (csm, évaluation des lois, cour de justice de la république....) des sujets de débats demeurent.

La proposition de réforme constitutionnelle proposée par le Président de la République pose trois questions ;

  • Celle de l’éloignement des élus avec la population. Le risque de moindre représentation des territoires ruraux n’est pas un sujet secondaire. Il nourrit la crise des territoires perdus de la République et celle de la démocratie.

S’il faut baisser le nombre de parlementaires on ne peut que regretter que le Président de la République soit resté sourd aux propositions de limiter à vingt le nombre de ministres. Emmanuel Macron réformerait-il pour les autres et pas pour lui ?

  • Celle de l’instauration de la proportionnelle qui nous met sur la pente de l’instabilité gouvernementale. Le général de Gaulle en 1958 nous a fait échapper aux difficultés qu’ont connues récemment l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne. La stabilité gouvernementale est un atout français qu’il faut préserver.
  • Celle de l’inscription de la Corse dans la constitution qui ouvre la boîte de Pandore à d’autres revendications régionalistes qui risquent de porter atteinte au caractère un et indivisible de la République.

Le temps va désormais être au débat parlementaire. Nous travaillerons pour faire évoluer la proposition gouvernementale aujourd’hui imparfaite.