Le Sénat veut adapter les capacités d’accueil aux taux de réussite et d’insertion professionnelle des filières

Jeudi 9 février 2018, le Sénat a adopté le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants. Le gouvernement espère que ce texte répondra aux dysfonctionnements de la plateforme d’admission dans le supérieur APB et de la persistance d’un taux d’échec très élevé dans le premier cycle.

Ce texte du gouvernement reposerait sur quatre principes : la garantie du droit d’accès à l’enseignement supérieur pour toute personne titulaire du baccalauréat, une meilleure orientation en continu, la personnalisation des parcours et le dernier mot donné au futur étudiant.

Les Sénateurs Les Républicains saluent cette réforme nécessaire mais des inquiétudes persistent. Au fait de la vitesse avec laquelle cette réforme a été menée, quelque 830 000 candidats vont faire les frais cette année d’un dispositif qui ne fait pas l’unanimité. De plus, la procédure dite du « dernier mot au candidat » rappelle le « droit à la poursuite d’études en master » auquel les Sénateurs Les Républicains s’étaient opposés il y a deux ans. Enfin, l’offre de places à l’université est inférieure à la demande, or aucune solution n’est apportée dans ce domaine. Ce projet de loi laisse un sentiment d’inachevé.

A l’initiative du rapporteur du texte Jacques Grosperrin, nous proposons notamment de compléter le texte par une hiérarchisation des vœux sur la plateforme Parcoursup. Une non-hiérarchisation des vœux aboutirait à une situation où les meilleurs candidats recevraient des réponses positives tandis que les autres candidats seraient placés sur liste d’attente pendant plusieurs semaines, avec d’éventuelles réponses positives tombant au compte-gouttes.

« Le Sénat a souhaité tenir compte des légitimes inquiétudes des futurs étudiants et de leurs familles. » (Jacques Grosperrin)