Michel Raison : « Budget 2018 pour l’agriculture : « Une occasion ratée » »

Alors que le Sénat poursuit l’examen du projet de loi de finances pour 2018, Michel RAISON, Sénateur de la Haute-Saône, a regretté en séance publique le manque d’ambition et l’absence de perspective budgétaire pour l’agriculture, l’alimentation, la forêt et les affaires rurales.

« Davantage marqué par des dépenses subies que par une volonté de renforcer les moyens alloués aux différents acteurs du monde agricole, ce budget témoigne des non-choix politiques de ce Gouvernement, en dépit pourtant d’enjeux majeurs ! » déplore le Sénateur.

« Nous sommes les témoins d’une inadéquation entre le discours gouvernemental et la réalité du budget qui nous est présenté. Le Gouvernement promet une révolution des structures de l’agriculture sans qu’une seule ligne budgétaire n’y soit consacrée ! Il s’agit d’un budget de continuité qui ne permet pas d’appréhender les enjeux à venir » regrette Michel RAISON.

Le Sénateur a surtout tenu à rappeler à Stéphane TRAVERT, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, que l’un des plus grands défis auxquels est confronté le monde agricole et agroalimentaire est celui du défaut de morale dans les relations entre les fournisseurs et la grande distribution. « Sur ce point, ne soyons pas naïfs ! Les États généraux de l’alimentation ne permettront pas d’introduire et de garantir une forme de moralité dans les relations commerciales, malgré les postures ponctuelles adoptées par la grande distribution à l’occasion de ces assises auxquelles les acteurs du monde agricole sont coutumiers depuis des années » a plaidé le Sénateur.

« Une transformation profonde ne passe que par un budget adapté. Celui qui nous est présenté ne l’est pas » termine le Sénateur pour qui ce budget est une occasion ratée. Il reste flou et ne correspond pas aux discours du Gouvernement et du Président de la République. Le Sénat n’a pas adopté les crédits de la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » qui était examinée ce matin. Les Sénateurs ont en revanche adopté un amendement pérennisant le fonds d’accompagnement qui prend en charge les hausses de cotisations sociales dues par les petits exploitants pénalisés par un changement de régime. Le Gouvernement entendait en effet supprimer ce fonds.