Bruno Retailleau : « Baisse des crédits pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce : Les contradictions du Gouvernement »

Le Gouvernement n’est pas à une incohérence près. Le Premier ministre annonçait le 15 décembre à Cahors son souhait de redynamiser les centres-villes, et notamment l’offre commerciale qui y est moribonde. C’était une excellente nouvelle.
Or, le même jour, à l’Assemblée nationale, le Gouvernement faisait adopter un amendement sur le projet de loi de finances pour 2018 visant à diminuer de façon drastique les crédits en faveur du fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce (FISAC), le seul instrument de soutien budgétaire de l’Etat au profit des commerces de proximité.

Le FISAC est en constante diminution ces dernières années : ses crédits sont passés de 42,7 millions d’euros en 2012 à 11 millions d’euros inscrits dans le projet de loi de finances pour 2018. Contrairement aux annonces, dans les faits le gouvernement poursuit la politique menée par les gouvernements de F Hollande
Le Sénat avait pourtant adopté, à l’unanimité, un amendement pour abonder le Fisac de 20 millions d’euros, afin de soutenir les communes confrontées à de réelles difficultés.

Le Fisac a montré son efficacité, tout particulièrement dans les zones rurales : il contribue ainsi à la pérennité de la dernière activité commerciale dans plus de 8 communes rurales sur 10 et les entreprises aidées par le FISAC sont plus pérenne que la moyenne. Un récent rapport sénatorial l’a également bien montré : la situation des centres-villes et des centres-bourgs, en particulier d’un point de vue commercial, est préoccupante et doit faire l’objet d’une action résolue du Gouvernement. Malheureusement lorsque l’on regarde les chiffres la détermination du gouvernement fait défaut.