Bruno Retailleau : « Le quinquennat précédent a oublié l’aménagement du territoire, celui qui s’annonce semble malheureusement prendre le même chemin ! »

La Conférence nationale des territoires apparaît de plus en plus comme un
marché de dupes et un exercice de communication.

Le Président de la République a tenté de rassurer les élus sur ses intentions. La
réalité c’est qu’il a décidé de préparer une baisse drastique des budgets
communaux sans prévoir aucune contrepartie qui permette aux communes d’absorber ces économies.

Le dernier coup qui vient d’être porté au monde rural et aux petites communes
est l’annulation par décret de 209 millions d'euros de crédits de paiement (21 % de l’enveloppe) qui étaient destinés à a politique des territoires et aux relations
avec les collectivités locales.

Le Président de la République donne le sentiment qu’il ne perçoit pas la fracture
territoriale qui divise la France et l’état de déréliction dans lequel se trouve une
partie des territoires français abandonnés par les services publics et bientôt
privés de tout.

Après la suppression de la taxe d’habitation, ces annulations de crédits auront
pour conséquence de creuser encore un peu plus les écarts qui existent entre les
régions riches et celles qui ne le sont pas.

Il y a une autre France que la France des métropoles. La moitié des français
vivent dans des communes de moins de 10000 habitants. Ils méritent comme les
autres l’attention des pouvoirs publics.

Le quinquennat précédent a oublié l’aménagement du territoire, le quinquennat
qui s’annonce semble malheureusement prendre le même chemin.