Cédric Perrin : « L’inquiétant diagnostic du Chef d’État-major des Armées, en dépit de son départ, reste valide »

A l’occasion des questions d’actualité au Gouvernement, Cédric Perrin, Sénateur du Territoire de Belfort et premier vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, a interrogé en séance publique Edouard PHILIPPE, Premier ministre, sur la crise que rencontre nos armées. Le Sénateur a tout d’abord rendu hommage au Chef d’Etat Major des Armées, Pierre de Villiers, « grand soldat et grand serviteur de l’Etat », dont la très regrettable démission hier démontre la légèreté avec laquelle le travail parlementaire est considéré. En effet, ses propos tenus à huis clôt en commission parlementaire laissent penser que l’exécutif souhaite contrôler les dires des personnes auditionnées. « Pouvez-vous prendre l’engagement que le travail du Parlement sera pleinement respecté à l’avenir ? » a ainsi lancé Cédric Perrin devant les élus de la chambre haute. Puis, alors que le Gouvernement envisage de réduire de 850 millions d’euros le budget de la défense en 2017, le Sénateur a souhaité revenir sur le fond des observations formulées par le Général : « (…) Nul de sérieux ne conteste qu’il n’est pas d’autorité plus habilitée que le Chef d’Etat Major des Armées à porter un diagnostic sur l’état de nos forces. Ce diagnostic, en dépit de son départ, reste valide. Oui, trois fois oui, les moyens de nos armées ont été consciencieusement réduits au cours des années récentes. L’usure de quantités de nos matériels compromet non seulement les missions, mais dans certains cas, jusqu’à la sécurité de nos soldats ». Fort de cet inquiétant bilan, Cédric Perrin a ainsi terminé en interrogeant le Premier ministre sur la sincérité de son Gouvernement quand celui-ci prétend que « nos forces disposeront des moyens de leur mission, notamment sur le territoire national et en Afrique, alors qu’il leur coupe les crédits ».