Gérard Larcher dénonce l’insincérité du budget 2017 par le précédent gouvernement

« L’audit sur la situation des finances publiques, publié aujourd’hui par la Cour des comptes, démontre sans aucune ambiguïté l’état catastrophique de nos finances publiques après cinq années de gouvernement socialiste  » déclare Gérard Larcher

Au cours du dernier quinquennat, la réduction du déficit public a été beaucoup plus lente que dans le reste de l’Europe. La dette publique n’a cessé d’augmenter et l’écart avec l’Allemagne atteint désormais 30 points de PIB.

0,4 % de déficit supplémentaire pour 2017, recettes surestimées et dépenses de l’État sous-évaluées, c’est le constat alarmant du Premier président de la Cour des comptes Didier Migaud. Pour 2018, les risques de dérapage sont encore plus élevés en raison des baisses d’impôts et des nouvelles dépenses décidées à la fin de 2016.

A l’automne dernier, la commission des finances du Sénat et son Rapporteur général Albéric de Montgolfier, avait alerté le gouvernement sur les risques de dérapages et estimé que le déficit pourrait atteindre 3,2 % du PIB cette année, chiffre aujourd’hui confirmé par l’audit de la Cour des comptes.

Le Sénat avait décidé de ne pas examiner le projet de budget 2017 en raison des mêmes facteurs d’insincérité que la Cour des comptes décrit dans son rapport.

Nous sommes à un moment crucial. Seuls des efforts vigoureux permettront de redresser la trajectoire de nos comptes publics, d’assurer le respect des engagements européens de la France et de garantir notre souveraineté sans renoncer à certaines priorités pour l’éducation, la protection et la sécurité des Français.