Il y a urgence à préparer la libéralisation du transport ferroviaire !

Alors que les réseaux ferroviaires conventionnés (TER, TET) vont être ouverts à la concurrence dès décembre 2019, Louis Nègre (Alpes-Maritimes), président du groupe de travail « Mobilités et transports », a présenté les principales orientations de la proposition de loi qu’il compte présenter au mois de septembre. Après les reculs successifs des derniers gouvernements, le sénateur alerte sur l’urgence de préparer les conditions d’ouverture des réseaux, afin de « remettre l’usager au cœur du service ferroviaire ».

A l’unisson avec le président de la commission de l’aménagement du territoire, Louis Nègre rappelle que cette libéralisation, fruit d’une règlementation européenne, est positive, pour les usagers, les pouvoirs publics et la SNCF. L’introduction de la concurrence entraînera une baisse des coûts et une diversification des services, tout en incitant l’opérateur historique à revoir ses modes de gestion et à se moderniser.
Attaché à l’équilibre des territoires, Louis Nègre souhaite poser des garde-fous afin de garantir la desserte des zones rurales et la pérennité des lignes non rentables, notamment par la mise en place d’un système de « paquets » indivisibles. Pour le sénateur, « Les territoires ruraux doivent pouvoir être accessibles rapidement à partir des lignes à grande vitesse » De même, la proposition de loi garantira les conditions de reprise des personnels SNCF qui pourraient être amenés à rejoindre de nouveaux opérateurs.

Considérant que le président de la République, alors ministre de l’économie, avait mené à bien la libéralisation des transports par autocar, Louis Nègre appelle le gouvernement à rejoindre sa proposition de loi, largement soutenue par la majorité sénatoriale.

Retrouvez ici le communiqué de presse du Sénat.