Alain Houpert : « toutes les tendances doivent pouvoir être représentées au sein de nos institutions »

Ce soir les résultats du 1er tour des élections législatives nous font entrevoir un avenir bien sombre pour notre pays : ce qui se profile en effet, c’est une Assemblée nationale de députés totalement inexpérimentés qui ont fait allégeance à Emmanuel Macron ; une Assemblée qui ne sera pas force de proposition, mais une simple chambre d’enregistrement des desiderata du gouvernement composé lui aussi rappelons-le, d’un bon nombre de ministres sans aucune expérience politique. Ce qui se profile, c’est un chèque en blanc fait au Président de la République. Avec en embuscade, les extrêmes du Front National, comme un mauvais remake des récentes élections présidentielles.

La faute à qui ? Aux partis traditionnels, PS et LR en tête qui n’ont pas su ou pas voulu se renouveler alors que nos concitoyens montraient élection après élection leur désaffection. Ces grands partis qui tel Icare se brûlant les ailes se sont approchés toujours plus près du pouvoir, se sont éloignés toujours un peu plus des Français sans en entendre les avertissements et la détresse et qui, aujourd’hui, s’écroulent. Ils se sont crus intouchables ; les voici à terre. Il faudra d’urgence réfléchir à cette nouvelle donne politique et reconquérir, par un travail sur le terrain, la confiance que nos concitoyens ont ce soir presqu’intégralement dévolue au parti d’Emmanuel Macron.

En tant que parlementaire, je souhaite que mon pays reste soudé, fort, face aux menaces de toutes sortes : ce soir, il reste donc à souhaiter que le raz-de-marée REM ne se transforme pas en un tsunami mais soit au contraire le prélude d’un renouveau, celui de la réflexion et d’une reconstruction des partis car toutes les tendances doivent pouvoir être représentées au sein de nos institutions. Il en va de l’essence de notre démocratie.