Bruno Retailleau : « Derrière l’affaire Mehdi Meklat, l’inquiétant islamo-gauchisme des beaux quartiers »

L’affaire Mehdi Meklat, ce jeune auteur du Bondy Blog qui postait des tweets orduriers sous le pseudonyme de Marcelin Deschamps, est profondément troublante et inquiétante. Non pas tant pour le portrait qu’elle dessine d’un blogueur chargé de haine, mais pour ce qu’elle révèle de la complaisance inexcusable d’un certain milieu médiatico-culturel branché. Il est en effet prouvé que des journalistes connus, certains travaillant même sur le service public, entretenaient sur les réseaux sociaux une correspondance privée avec le pseudo de ce même Mehdi Meklat qu’ils accueillaient dans les studios de leurs radios ou dans les colonnes de leurs journaux.

Ainsi en France, pays de la fraternité et des droits de l’homme, des médias ont consciemment encensé un blogueur capable d’horreurs telles que : « faites entrer Hitler, tuez les juifs » ou « je crache des glaire sur la sale gueule de Charb et de tous ceux de Charlie Hebdo. » De manière tout à faire officielle cette fois et à visage découvert, le même s’exclamait « que la stigmatisation du voile n’est rien d’autre que la perpétuation du racisme et du colonialisme ».

Tout cela est très grave. Cela montre qu’en France, il existe un islamo-gauchisme des beaux quartiers, qui vit bien à l’abri des difficultés quotidiennes des Français, mais qui affiche une complaisance insupportable avec les prêcheurs de la haine anti-française. Des donneurs de leçons à double visage, qui accusent nos policiers des pires violences tout en célébrant ceux qui insultent nos valeurs et notre mode de vie.

Comme François Fillon ne cesse de le répéter, il y a un combat militaire et sécuritaire à mener contre le totalitarisme islamique. Mais il y a aussi une guerre idéologique à livrer contre un communautarisme culturel qui encourage les pires des dérapages. Cette guerre-là, nous la livrerons avec François Fillon, dans les écoles, dans les associations, dans les quartiers. Pour que la France soit à nouveau une nation à aimer et non un objet de détestation. Car ne nous y trompons pas : si la France est détestée par les Français, alors les Français se détesteront entre eux, au risque de l’irrémédiable.