Fabienne Keller : « Alstom Belfort : Le temps des réalités pour le gouvernement »

La pièce de théâtre continue.

Une pièce de théâtre où le Gouvernement veut donner le sentiment de sauver le site Alstom de Belfort tout en proposant des solutions intenables tant sur le plan économique que juridique.

Premier acte. Le temps médiatique.
La décision d’octobre 2016 de commander 15 rames de TGV avait pour vocation d’éteindre le feu médiatique. Elle a permis à Manuel VALLS de se parer des habits du « sauveur » d’Alstom et plus largement, du sauveur d’un symbole industriel français.

Deuxième acte. Le temps des réalités.
Alstom et ses employés sont désormais l’otage d’une décision politique mal ficelée juridiquement. D’après les informations parues dans la presse ce lundi 6 février 2017, cette fragilité juridique est pointée au sein d’une note émanant de Bercy, tandis que le Conseil d’administration de la SNCF semble plus que réticent à prendre l’engagement de se doter de 15 rames de TGV dont elle n’a pas besoin.

Troisième acte. Le temps de la responsabilité.
Après le temps médiatique, vient le temps de la responsabilité. Faute d’une réelle stratégie ferroviaire à moyen et long terme, le Gouvernement a pris une décision improvisée qui fragilise aujourd’hui l’avenir du site industriel de Belfort au lieu de le consolider.

J’appelle l’État à prendre ses responsabilités et à dégager des perspectives pérennes pour le site de Belfort. Nous ne pouvons nous résoudre de voir l’un des plus beaux fleurons industriels français ainsi fragilisé.