Fabienne Keller : « Avant de fermer Fessenheim : priorité à l’énergie renouvelable ! »

Le conseil d’administration d’EDF vient d’approuver le mécanisme d’indemnisation pour l’arrêt de la centrale de Fessenheim. Cette décision intervient à la demande du chef de l’Etat.

Pourtant rien ne justifie la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim :

  • Ni les raisons économiques puisque la centrale de Fessenheim est aujourd’hui tout à fait rentable.
  • Ni un risque pour la sûreté : l’Agence de Sûreté Nucléaire, entité indépendante, affirme que Fessenheim est tout à fait dans la moyenne de l’appréciation qu’elle porte sur les centrales nucléaires françaises et a donc donné son accord à la poursuite de l’exploitation de la centrale.

Ce qui justifie cette décision, c’est la volonté de François Hollande de laisser, coûte que coûte, une trace de son mandat.

Une volonté de marquer les esprits au détriment des contribuables français qui ont financé les travaux de rénovation de la centrale, qui vont payer le manque à gagner de production d’électricité et qui vont payer une indemnité à EDF.

Une volonté de marquer les esprits contre toute logique, puisque si on ferme Fessenheim en raison de son âge, on devrait en toute logique fermer l’année prochaine la centrale de Bugey qui a été mise en service une année plus tard et ainsi de suite pour les autres centrales...

En somme, je regrette que François Hollande préfère les symboles à la responsabilité. Assurément, avec les moyens politiques et financiers déployés pour fermer Fessenheim, il aurait pu davantage soutenir la production d’énergie renouvelable et préparer la nécessaire transition écologique dont notre pays a tant besoin.