Michel Raison : « En abandonnant les TET, l’Etat affaiblit l’une de ses missions régaliennes et creuse les inégalités entre les régions »

Michel RAISON, Sénateur de la Haute-Saône, est intervenu à l’occasion d’un débat qui se tenait au Sénat sur l’avenir du transport ferroviaire en France.

A cette occasion, le Sénateur a choisi de cibler son intervention sur la régionalisation des trains d’équilibre du territoire (TET) - outil essentiel de l’aménagement équilibré de notre pays - devant Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des transports, les choix gouvernementaux. En conservant seulement 6 lignes ferroviaires sous sa responsabilité et en imposant aux régions la reprise négociée des autres lignes, l’Etat affaiblit l’un des principaux outils d’aménagement du territoire.

« Les TET permettent de remplir une mission régalienne en assurant une liaison ferroviaire entre les villes de province et Paris. (…) Les régions prennent le dossier à bras-le-corps, mais elles ne font pas de gaieté de coeur ! Elles n’ont tout simplement pas le choix, sauf à voir les TET disparaître » a-t-il tout d’abord rappelé au Secrétaire d’Etat. !

Et le sénateur de s’interroger sur les conséquences de ce recul de l’Etat qui transfère aux régions un réel risque financier : « Je citerai l’exemple de la ligne Paris-Belfort-Mulhouse, qui concerne l’Île-de-France, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté. Le déficit est de 30 millions d’euros. Or la dotation de l’État est de 13 millions d’euros ! Comment voulez vous que les régions arrivent à compenser ce déficit ? L’Etat doit assortir les transferts de compétences d’un financement correspondant complet ».

« Je m’inquiète de la pérennité des TET (…) et surtout du risque de voir nos territoires complètement séparés les uns des autres ! » a poursuivi Michel RAISON, conscient que toutes les régions ne disposent pas des mêmes moyens budgétaires.

Le Sénateur espère désormais que la gestion de ces lignes sera plus efficace afin de réduire le déficit d’exploitation à un niveau supportable pour les contribuables régionaux, « c’est à ce prix que la qualité de service sera maintenue, comme les régions s’y sont engagées ».