Catherine Troendlé : « Baisses des naissances : 2016, l’annus horribilis (bis repetita) pour les Français ! »

L’INSEE vient de publier le bilan démographique définitif pour 2016 et celui-ci est encore assez morose, à l’image du moral des Français.

En effet, les chiffres définitifs montrent une baisse de 1,7% des naissances par rapport à 2015, soit 14.000 naissances en moins, après une année 2015 qui avait également connue une diminution de 2,3% des naissances par rapport à 2014, soit 19.000 naissances en moins.

Ces diminutions, que certains expliquent par la baisse du nombre de femmes en âge de procréer, s’accompagnent d’un recul de la fécondité, pour 2016, avec 1,93 enfant par femme en âge de procréer, contre 1,96 en 2015 et 2 en 2014. Ces chiffres sont inquiétants !

Pour la première fois depuis fort longtemps, le nombre d’enfants par femme en âge de procréer passe en dessous du seuil symbolique de deux (soit le seuil de renouvellement), deux années consécutives.

Comment expliquer cette baisse pour le moins inquiétante, si ce n’est par une perte de confiance des couples en âge de procréer (et le souhaitant) dans les politiques publiques et plus particulièrement dans celles familiales.

En effet, la natalité pour les couples est avant tout un signe de confiance en l’avenir. Les couples éprouvent le besoin d’avoir de bonnes perspectives d’emploi, de finances, de logement et de garde afin d’envisager sereinement d’avoir des enfants en plus grand nombre.

Or, depuis 2012, le gouvernement socialiste méprise les familles ! Cela s’est vu au fil des politiques familiales mises en place par celui-ci depuis lors.

Preuve en est, l’entrée en vigueur, en juillet 2015, de la réforme des allocations familiales, conditionnées aux revenus, et ceci après une longue série d’attaques contre les familles, avec notamment :

  • Les deux coups de rabot du quotient familial,
  • La fiscalisation de la majoration de pension pour retraités parents de familles nombreuses,
  • Le conditionnement de la prime de naissance aux revenus,
  • La baisse du complément de mode de garde,
  • Et aussi la diminution de la durée du congé parental.

Le sondage Ifop pour « la manif pour tous », publié par La Croix, le 17 janvier, confirme ce ressenti, puisque 55% des sondés et même 61% des moins de 35 ans (c’est-à-dire les plus concernés), sont d’accord avec la proposition selon laquelle « la politique familiale de ces dernières années est de nature à conduire les couples à renoncer à une nouvelle naissance ou à la différer ».

Pour le Sénateur du Haut-Rhin, ces chiffres désastreux sont le signe d’une diminution de la qualité de vie des Français, tant en termes de santé que de choix de vie (au regard du nombre d’enfants qu’ils souhaiteraient avoir).

Le gouvernement devrait prendre conscience que ses décisions ont des conséquences dommageables sur les Français.

Pour Catherine Troendlé : « une autre politique sociale et familiale s’impose, mais il faudra un autre gouvernement pour avoir le courage de le faire.

Le programme de François Fillon, notamment en rétablissant l’universalité des allocations familiales, ainsi que plusieurs mesures majeures pour la famille, permettra, s’il est élu, de revenir sur les effets désastreux de la politique familiale (ou plutôt anti-familiale) mise en place par les socialistes ».