PLF 2017 : rejet d’un budget aussi insincère qu’électoraliste !

Le 20 décembre 2016, le projet de loi de finance pour 2017 a été définitivement adopté, malgré l’opposition du Sénat. La veille, la majorité sénatoriale avait largement rejeté le texte, considérant qu’il s’agissait du budget le plus insincère de la Vème République (Philippe Dallier) !

Recettes surestimées, dépenses sous-estimées pétries d’innombrables cadeaux pré-électoraux, hypothèses macroéconomiques fausses, tuyauterie budgétaire qui hypothèque l’avenir, « ce budget est autant maquillé qu’une voiture volée » ironisait Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis).

« Jamais un budget n’a fait peser un tel poids sur l’avenir ! », Bruno Retailleau, Président du groupe les Républicains

Le gouvernement a sous-estimé les dépenses de 25 milliards d’euros ! Comme le soulignait Albéric de Montgolfier (Eure-et-Loir), « Du côté de la dépense publique on relâche les vannes, le double de la moyenne de la zone euro !  ».

« La crédibilité du Sénat, c’est de ne pas souscrire à un exercice purement électoraliste ! », Albéric de Montgolfier, rapporteur général du budget

La facture est non seulement lourde, mais en plus elle est financée à crédit ! Car si reporter des dépenses de 2017 à 2018 revenait déjà à « mettre la poussière sous le tapis », que dire de certaines recettes de 2018 que le gouvernement compte percevoir pas anticipation en 2017 ? Ce sont de véritables bombes à retardement pour la prochaine majorité ! Que dire également des 1,5% de croissance qu’envisage le gouvernement ,impossible à atteindre, et des recettes surestimées pour près de 6 milliards d’euros ?

« Ce budget c’est l’échec d’un quinquennat, il est bidon et nous n’y participerons pas ! », Bruno Retailleau

A l’approche de 2017, l’heure est à l’électoralisme pour le gouvernement, quel qu’en soit le prix pour les finances de l’État. En guise de bilan, ce PLF est un véritable échec. Non content de se révéler aussi insincère qu’électoraliste, il montre toute la faiblesse de ce quinquennat en matière de réduction des déficits, de chômage, désendettement et de relance de la croissance.