Catherine Troendlé : « A quand l’égalité Homme/Femme dans le monde du travail ? »

Ce lundi, à 16h34 et 7 secondes, les femmes françaises étaient invitées à cesser le travail, puisqu’il s’agissait du moment symbolique de l’année où, pour un même travail, avec une même formation professionnelle et une même expérience, elles commencent à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année, si l’on rapporte leur salaire à celui de leurs collègues masculins.

En effet, selon Eurostat, les salaires des femmes travaillant à temps plein, en France, sont inférieurs de 15,5 % à ceux des hommes ; et tous temps de travail confondus, les hommes gagnent même 23,5 % de plus que les femmes.

Si les choses évoluent au même rythme, il faudra attendre l’an 2186 pour que l’égalité salariale soit respectée dans l’Hexagone[3] !
Cette situation est inacceptable pour Catherine Troendlé, qui juge qu’un pays comme la France devrait être précurseur en matière d’égalité dans le monde du travail, entre les femmes et les hommes.

Et ceci, alors que ce mois-ci, une publication intitulée « Travail à temps complet et jeunes enfants : comment font les couples pour tout concilier ? » de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) montre que moins d’un enfant sur trois a ses deux parents qui travaillent à temps complet et que, si « une naissance a peu d’incidence sur l’activité professionnelle [des hommes …,] dans les couples, ce sont essentiellement les femmes qui mettent leur carrière entre parenthèses pour consacrer du temps à l’éducation de leur(s) enfants(s) ».

Cette problématique a été au cœur du travail de Catherine Troendlé, qui a ainsi présenté, lors du rendez-vous du projet des Républicains consacré à la famille, le 8 juin dernier, une suggestion (n°15), prévoyant de favoriser la flexibilité du travail (tel le télétravail, le recours aux horaires décalés, etc…) afin de permettre une meilleure organisation familiale des parents et ainsi éviter aux femmes devenues mères de devoir, encore trop souvent aujourd’hui, mettre leur carrière entre parenthèse en se rendant moins disponibles et souvent en réduisant, par obligation, leur temps de travail. Car in fine, la différence de salaires s’accroit, en grande partie, au moment où les employées deviennent mères ou par anticipation de ce moment par les employeurs.

Permettre aux couples d’avoir recours à la flexibilité du travail, comme le Right to Request, mis en place avec succès depuis 2004 en Angleterre, éviterait le recours au temps partiel ou l’éventuelle défiance des employeurs, sans compter les nombreux avantages, en termes d’organisation et de qualité de vie pour les familles.

Pour Catherine Troendlé, l’avenir du monde du travail ne se fera pas sans les femmes ! Elles y ont toute(s) leur(s) place(s) pourvu que des mesures de bon sens le leur permettent.