Bruno Gilles : « Ce gouvernement songe à panser les plaies, mais jamais à soigner les causes »

Bruno GILLES a interpellé Madame la Ministre des Affaires sociales et de la Santé cet après-midi lors des questions d’actualité au Gouvernement au sujet des violences dans les hôpitaux.

Le Sénateur rappelle que l’hôpital était il y a quelques années encore un sanctuaire républicain, un lieu d’accueil ouvert aux souffrances et aux détresses humaines.

Pourtant, comme en témoigne le récent rapport de l’Observatoire National des Violence de Santé, on y a vu se développer une violence à laquelle les personnels hospitaliers sont quotidiennement confrontés, avec 14 502 atteintes aux personnes et aux biens pour l’année 2014, touchant ainsi plus de 18 000 personnes.

Patients et accompagnants sont malheureusement à l’origine de l’essentiel de ces actes de violence, généralement liés à leur prise en charge, au temps d’attente, ou à l’absorption d’alcool, ou de stupéfiants.

« Un acte de violence intervient en moyenne toutes les 30 minutes, accompagnés d’injures, d’insultes, et de provocations. Ces actes traduisent la banalisation de la violence, elle-même témoin du délitement des mœurs dans notre pays. » s’alarme Bruno GILLES.

Après avoir rendu hommage aux personnels hospitaliers, il a ainsi interrogé la Ministre sur les mesures que le Gouvernement compte prendre pour mettre un terme à ces dérives inadmissibles.

Au regard de la réponse de la Ministre, Bruno GILLES souligne qu’« on ne réglera la question qu’avec une réponse globale. Or aujourd’hui deux chiffres clés se contredisent : l’augmentation des actes de violence et l’augmentation des classements sans suite des plaintes déposées par les hôpitaux. »

En résumé, le Gouvernement se contente de poser des compresses sur une société qu’il contribue à rendre malade.