Bruno Retailleau dénonce une taxe sur l’apprentissage qui ne dit pas son nom

Un décret en cours de rédaction par le Gouvernement envisage de réintégrer les apprentis et les salariés en contrat de professionnalisation dans le calcul des effectifs des entreprises.

Si ce décret est pris, il va créer une véritable taxe sur l’apprentissage, au mépris des promesses du Gouvernement de baisser les impôts des entreprises et de lutter contre le chômage des jeunes.

Ce décret entraînera en effet mécaniquement le franchissement de seuils sociaux pour de très nombreuses TPE et PME, qui se verront imposer des contraintes nouvelles et des surcoûts supplémentaires. Dans les Pays de la Loire, 77% des employeurs d’apprentis sont des entreprises de moins de 20 salariés. Les effets de ce décret seront donc particulièrement néfastes pour notre économie régionale.

Cette mesure va donc contraindre nombre de chefs d’entreprises à renoncer à recruter des apprentis. Deux jours après l’annonce des chiffres catastrophiques du chômage, et notamment celui des moins de 25 ans qui augmente de 2,3%, ce projet serait un nouveau coup porté à l’apprentissage, qui est pourtant l’un des leviers les plus efficaces pour l’emploi des jeunes.

Je demande donc au Gouvernement de renoncer à ce projet et de se battre, aux côtés des régions, pour l’emploi des jeunes et la compétitivité de nos entreprises.